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Sculpteurs de Lifou
Il y a sur Lifou, beaucoup de sculpteurs. Bien souvent, le jeune homme s'initie seul dans la forêt ou avec un frère. Le jeune kanak apprend beaucoup en regardant les autres faire.
Tous les artistes de Lifou sont donc autodidactes. Ils ont appris la sculpture de cette façon. Ils ont touché et caressé les bois de la forêt : santal, gaïac, houp, pö etc... Le don était là...Les esprits créateurs étaient là...
Kodrue Sihaze vit à Hnathalo, à Hun-e-Xup, lieu où renaissent les esprits...
Il aime le santal, et préfère la création aux commandes.
Kodrue
Le chemin qui mène à son atelier
L'atelier
Kodrue et Jaquis
Détails d'un chambranle
Le lézard
La tortue
La roussette
L'amitié (santal)
Détail
Peigne (santal)
détail 2
Détail 3
Détail 4
MIKA
Mika vit à Qanono, sur le chemin du salon de coiffure. Mika est à la fois tatoueur, sculpteur, peintre... C'est un véritable ornementaliste.
Il a fait l'école Boule, école réputée, spécialisée en ameublement et architecture intérieure.. Il a travaillé dix ans dans la restauration d'antiquités à Paris avant d'arriver en Nouvelle-Calédonie.
Il a une grande connaissance des divers matériaux et des techniques.
Venir sur Lifou c'était avant tout pour ce créateur : se libérer des contraintes matérielles, et apprendre le travail du bois.
L'art du tatouage lui a permis de passer au volume.
Le sculpteur sur bois
L'orfèvre et le ciseleur de nautiles
Le sculpteur sur dent de cochon
L'art des pendentifs
Jacques Ozika vit à Traput
Jacques et un frère
"Le qatr" ou "Le vieux"
"Sculpture de Jacques Ozika"
Durant l'exposition de Lôhna
Chambranle
Son oncle Edmond Hace est pasteur et sculpteur sur Traput. Tous deux ont un style qui leur est personnel.
Edmond Hace et sa sculpture d'extérieur
Sculpture d'Edmond
"La lecture"
Dick Bone : Né le 12 juin 1960 à Inagoj
"Il sculpte la parole et l'essence mythique de la civilisation kanak. dans l'agilité de ses volumes lisses et tourmentés, son imagination assouplit la matière dans ses formes toujours nouvelles."
"Le rêve est la source de mon inspiration : c'est un monde plus riche et j'essaye de sculpter mes rêves du bout de mes doigts... On parle beaucoup de la culture kanak, mais c'est un "discours de blanc". Pour nous c'est davantage un discours qu'il faut vivre : c'est vivre quelque chose qui évolue tout en regardant ce qui disparaît..."
(Extrait du livre intitulé "Sculpteurs et peintres kanak contemporains aux Editions ADCK)
"Isa trotrohnine ju" 1992
La case
(Santal)
Les chambranles
Détail de la toiture
La flèche faitière de la case
(Détail)
Abine
Abine est spécialisé dans l'art du collier de santal, il intervient dans les écoles de Lifou afin d'apprendre aux jeunes comment sculpter. Son travail est d'un grand raffinement...
2011
2011
2011
2011
2011
2011
2011
Détail
Création 2007
Création 2007
Détail
2007
2007
Création 2007
Détail
Créations 2006
Pinces de crabe
(santal)
Dos du collier
endroit
envers
Les élèves du collège apprennent à sculpter en cours, un atelier animé par Abine. Ils utilisent le cutter.
Le groupe d'élèves et Abine
Les filles au travail
André Wassaumié, Passa
(Kumo)
« André Wassaumie Passa est né en 1962 à Kumo (Lifou)- 16/06-2011.
Il sculpte depuis 1984, en privilégiant dans son oeuvre la quête d’identité. Il est un artiste fortement motivé par l’évangélisation et par la marche du Peuple kanak vers son Indépendance.
Il obtient une maîtrise de théologie à Montpellier, son sujet de mémoire était : « Interprétation théologique de la sculpture traditionnelle et son intégration dans les lieux de
culte "
"Trois visages" : André Passa
Sculpture d'André Passa
Sculpture d'André Passa
Sculpture d'André Passa
"Etudiant- pasteur, André Passa utilise la sculpture comme un support pour faire passer le message au-delà des
limites du verbe.
Ses pièces sont reconnaissables par la couleur et la texture de ses bois préférés, le "telewegeth", le santal, le badamier, le buni.
Parfois , ses créatures musclées quittent la position debout de l'archétype océanien pour s'enrouler dans un enchevêtrement convulsif de multiples personnages. Une veine créative encore
impatiente place André Passa parmi les plus productifs de Calédonie."
Chambranles d'André Passa
Pour lui, « sculpter, est témoigner ». A travers ses sculptures il essaie de faire vivre les esprits liés à la tradition kanak et de les mettre en relation avec le
monde moderne. »
(Extrait du livre "Sculpteurs et peintres kanak contemporains", ADCK)
André Passa vient de faire à Kumo, un chemin parsemé de sculptures...
Vous y êtes tous invités.
Bonne visite en compagnie d'André Passa.
lisen singsing blong kava
C’est bientôt le soir,
Comme une larme immense se dérobe un moment du visage inexpressif d’un pantomime misérable, le soleil s’enfonce dans la mer de nos tourments, et sombre peu à peu dans les abîmes obscurs en un mouvement résigné et lent. Tout lent, presque pacifique : la mer ;
C’est bientôt le soir.
Qu’est-ce que dans nos lointaines contrées, elle paraît amicale et nostalgique au coucher du soleil, la mer !
Peut-être que nos Vieux avaient raison. Peut-être qu’il fait encore jour ailleurs. Peut-être que beaucoup de choses bienfaisantes nous attendent… Nous ne sommes sûrement qu’au début de l’Histoire.
Celui qui cherchait la maison du soleil ne l’a pas encore trouvée, et sa quête se poursuit en vain, car l’homme aussi s’enfonce dans cette dimension où le burlesque et le folklore sont entremêlés.
Mais, qui saura ce qu’est la peur de cet homme indompté qui chercha toute sa vie, le foyer sacré de la vie... Ô impitoyable et fugitif soleil, soleil de ma déraison !
Pourtant, peu à peu, la voix imperceptible de l’étrange muezzin monte : le jeûne n’a que trop duré. C’est le Moment : l’heure de l’assemblée. Les hommes avec les Hommes, et les Femmes retirées dans la solitude de la case.
Elles prient et bénissent le Très-Haut, la journée a connu son lot d’amertumes, et la nuit semble si douce…
C’est l’heure des Hommes.
Le Moment est proche, la solitude s’effondre autour des flammèches qui raniment la bienveillance dans le cœur des Hommes de bonne volonté.
Rien n’a été fait pour rien. Les Enfants ont pendant la journée, préparé comme un sacerdoce non écrit les plus belles pages du Service : l’invitation au voyage s’annonce tout bas.
Aujourd’hui, comme hier et tous les autres jours passés. Aujourd’hui comme demain, sans bruit, dans le pur respect des choses de la vie.
Sous peu, aux pieds de leurs Aînés déjà partants, les Enfants redevenus alors les Maîtres de la Nuit, vont s’approprier de l’autre Eux qui est leur ; et dont aucun motif, aucun prétexte ne sauraient retarder l’échéance certaine.
On n’arrête pas impunément le temps qui passe.
Les Garçons deviendront Hommes, et les Fillettes, Femmes ; car c’est un commandement du monde... Et nul ne peut prédire la fin de ces temps !
À chacun son domaine, à chacun son devoir. Hélas ! La case n’est pas faite pour ce genre de présage qui sort du temps.
Le Rituel, impose un temple construit par des mains d’hommes, pour les Hommes et les jeunes Garçons qui deviendront l’axe impitoyable de la Case.
Le Pilier est une lente énumération de tous nos efforts à travers les âges, pour que demain soit une sorte d’Éternité proche et acceptable pour tous les Enfants.
Car, dans sa Passion, Kalpapen s’offrit en une sorte d’allégorie gémellaire.
Dans son élévation vers la terre, le jour naquit des ténèbres, et le jus de la canne s’est depuis lors mêlé au jus du kava, pour que chaque soir à l’aube naissante, la confidence entre les deux mondes soit.
Et les deux mondes n’ont jamais pourtant été si proches.
L’homme qui arrivé au près de la fontaine de la sagesse se retourne et voit les siens à travers la jatte centenaire, a touché de ses âges les fruits de la haute sagesse.
Silence !
Pas de bruit, un bon feu de bois strie la nuit de mille étoiles, Ah qu'il est bien le pays premier!
Une bonne gorgée, pour se prouver à soi-même la vie. Une simple gorgée pour ne pas l'oublier : l'offrande muette aux esprits.
tempus era quo vanuatu
habitabat kalpapen
Ce soir Billy, avant que le crépuscule n’envahisse notre vue, bien avant que le monde souterrain n’entrouvre pour nous ses plus belles portes sur mille années de craintive histoire, je serai déjà loin. Très loin d’ici.
Dans un autre monde avec ceux des nôtres — immatériels ; qui nous ont tant aimés et protégés ; eux qui nous sont aînés et dont l’éclat et les ombres cheminent en silence, à travers la fraîcheur vespérale du nakamal.
Ô ! Tu as tout compris Billy.
Il ne s’agira point de partir, encore moins de mourir ; comme pourrait laisser présager un tant soit peu, cette allusion subreptice.
Non ! Il s’agira seulement d’ouvrir l’esprit et se laisser mollement imprégner par l’odeur des asphodèles qui embaument la fin du jour d’une atmosphère tranquille et propice au dialogue ritualique avec l’imperceptible vallée des Ombres — qui étend ses ailes.
Tout près de notre vie, tout près de nous. Si près Billy, tout près d’ici.
Quand le soir sonnera au fond de la forêt pacifique ! Quand la pénombre se sera fondue dans le jour ! Quand nous serons un et un seul avec l’univers des tépolos et des nomghuïs — qui se livre à petits pas. Alors loin de tous les yeux qui ne savent, la conversation va pouvoir commencer.
Comme l’ont fait avant nous les autres, la chaîne va unir le temps d’un dialogue — en fait l’unique possible ! tous les âges révolus.
Le chant de la mer va se calmer et nous verrons en une longue frénésie, ce pourquoi nous avons été, et ce vers quoi nous tendons. Sans douleur, sans regret, humbles et sereins avant le moment du départ.
Billy, voici le feu,
Il nous est plus que feu, puisque cruel dépositaire des fils mystérieux qui nous lient dans la tragédie de l’Histoire...
Billy, voici le feu !,
Et dans sa danse de serpent imprévisible avec les ombres et les pensées, qu’est-ce qu’ils nous paraissent soudainement lointains Prométhée et ses chaînes...
Ce soir même, le Souffle vital jaillira de la jatte de coco, alors que dans un remerciement sans fin, les ancêtres remonteront, transmués en une part de notre chair, une part de notre sang.
Maintenant que le temps s’est calmé, écoute Billy.
Ô ! Écoute l’exquise psalmodie qui naît à l’unisson de l’ombre et des gorges ; offrandes qui jonchent l’arrière-cour de la Maison.
As-tu pensé un seul instant qu’ils en rejetteraient une mauvaise part, tous ces hommes retournés vers leur intérieur profond ?
C’est que, notre Terre a besoin d’un peu de tamafa pour être,
Elle qui a la lourde charge de réchauffer le périple et la longue nuit de nos ancêtres.
Billy rappelle-toi, ces moments, quand la musagète inconnue, incélébrée, nous amène à la Science et la Clairvoyance qui complètent notre existence si pesante.
Un geste bref, sec, et le voyage commence.
Mais ce soir, j’ai d’autres raisons de ne plus vivre. Eh ! Billy, pourquoi m’as-tu abandonné ?
pour billy wapotro
Kamdom Gérard Bertrand
Visite du Musée d'André Wassaumie Passa à Kumo Lifou
Tous mes hommages à l'artiste, à l'homme, à l'ami, tu nous quitte sans faire de bruit...
Nous sommes heureux d'avoir à Uma Hmana une sculpture monumentale créee par toi. Tu es avec nous depuis le début
Tu manqueras au paysage de Lifou... Nous savons que le banian d'Uma sera notre lien...
Alors ...Edrehë...
comme les korigans de ma Bretagne .Le monde est tout petit ,les hommes aussi mes parfois ils se rejoignent par les espris amitiées a tous erilaumor éon de l'étoile.........
Amicalement melle Camallong
Wanak
Il a passé deux années à la faculté de théologie protestante de Yaoundé (Cameroun) avant de continuer à Montpellier.
Son séjour bien que traumatisant pour sa famille et lui (si loin de Lifou et confrontés à la dure réalité africaine) a été enrichissant à plus d'un titre...
Personnellement, je garde l'image d'un artiste complet, complexe et curieusement fragile...
Je suis heureux d'avoir des nouvelles 11 après. Merci pour votre article.
Béatrice Camallonga
Si vous rencontrez le pasteur André, ayez la gentillesse de lui faire lire ce poème... Je l'ai écrit comme u hommage à tous les peuples du Pacifique qui lui sont chers...
Je me suis contenté de l'écouter, de le lire, et de regarder certaines de ses sculptures. Et j'ai essayé d'établir des ponts avec mo vécu d'africain...
Je vous remercie encore pour votre gentillesse.
tonite billy
tempus era quo vanuatu
habitabat kalpapen
Ce soir Billy, avant que le crépuscule n’envahisse notre vue, bien avant que le monde souterrain n’entrouvre pour nous ses plus belles portes sur mille années de craintive histoire, je serai déjà loin. Très loin d’ici.
Dans un autre monde avec ceux des nôtres — immatériels ; qui nous ont tant aimés et protégés ; eux qui nous sont aînés et dont l’éclat et les ombres cheminent en silence, à travers la fraîcheur vespérale du nakamal.
Ô ! Tu as tout compris Billy.
Il ne s’agira point de partir, encore moins de mourir ; comme pourrait laisser présager un tant soit peu, cette allusion subreptice.
Non ! Il s’agira seulement d’ouvrir l’esprit et se laisser mollement imprégner par l’odeur des asphodèles qui embaument la fin du jour d’une atmosphère tranquille et propice au dialogue ritualique avec l’imperceptible vallée des Ombres — qui étend ses ailes.
Tout près de notre vie, tout près de nous. Si près Billy, tout près d’ici.
Quand le soir sonnera au fond de la forêt pacifique ! Quand la pénombre se sera fondue dans le jour ! Quand nous serons un et un seul avec l’univers des tépolos et des nomghuïs — qui se livre à petits pas. Alors loin de tous les yeux qui ne savent, la conversation va pouvoir commencer.
Comme l’ont fait avant nous les autres, la chaîne va unir le temps d’un dialogue — en fait l’unique possible !, tous les âges révolus.
Le chant de la mer va se calmer et nous verrons en une longue frénésie, ce pourquoi nous avons été, et ce vers quoi nous tendons. Sans douleur, sans regret, humbles et sereins avant le moment du départ.
Billy, voici le feu,
Il nous est plus que feu, puisque cruel dépositaire des fils mystérieux qui nous lient dans la tragédie de l’Histoire...
Billy, voici le feu !,
Et dans sa danse de serpent imprévisible avec les ombres et les pensées, qu’est-ce qu’ils nous paraissent soudainement lointains Prométhée et ses chaînes...
Ce soir même, le Souffle vital jaillira de la jatte de coco, alors que dans un remerciement sans fin, les ancêtres remonteront, transmués en une part de notre chair, une part de notre sang.
Maintenant que le temps s’est calmé, écoute Billy.
Ô ! Écoute l’exquise psalmodie qui naît à l’unisson de l’ombre et des gorges ; offrandes qui jonchent l’arrière-cour dela Maison.
As-tu pensé un seul instant qu’ils en rejetteraient une mauvaise part, tous ces hommes retournés vers leur intérieur profond ?
C’est que, notre Terre a besoin d’un peu de tamafa[i] pour être,
Elle qui a la lourde charge de réchauffer le périple et la longue nuit de nos ancêtres.
Billy rappelle-toi, ces moments, quand la musagète inconnue, incélébrée, nous amène àla Science et la Clairvoyance qui complètent notre existence si pesante.
Un geste bref, sec, et le voyage commence.
Mais ce soir, j’ai d’autres raisons de ne plus vivre. Eh ! Billy, pourquoi m’as-tu abandonné ?
pour billy wapotro
[i] Offrande faite aux ancêtres à Vanuatu.
Merci Madame,
Vous avez mon accord. Je voulais juste vous rappeler que j'ai consacré tout un chapitre dans un de mes livres (La Colline aux corbeaux, certes inédit) aux peuples du Pacifique. Ce chapitre s'intitule Oceano Vox, et est dédié à André Passa.
Il l'ignore sûrement. Et il sera bien surpris.
J'aurais préféré vous proposer deux autres poèmes, et vous discrimineriez.
Bonne lecture... Soyez sympa de m'informer de votre choix.
Et merci pour tout.
home of the bravehome of the brave
lisen singsing blong kava[i]
C’est bientôt le soir,
Comme une larme immense se dérobe un moment du visage inexpressif d’un pantomime misérable, le soleil s’enfonce dans la mer de nos tourments, et sombre peu à peu dans les abîmes obscurs en un mouvement résigné et lent. Tout lent, presque pacifique : la mer ;
C’est bientôt le soir.
Qu’est-ce que dans nos lointaines contrées, elle paraît amicale et nostalgique au coucher du soleil, la mer !
Peut-être que nos Vieux avaient raison. Peut-être qu’il fait encore jour ailleurs. Peut-être que beaucoup de choses bienfaisantes nous attendent… Nous ne sommes sûrement qu’au début de l’Histoire.
Celui qui cherchait la maison du soleil ne l’a pas encore trouvée, et sa quête se poursuit en vain, car l’homme aussi s’enfonce dans cette dimension où le burlesque et le folklore sont entremêlés.
Mais, qui saura ce qu’est la peur de cet homme indompté qui chercha toute sa vie, le foyer sacré de la vie... Ô impitoyable et fugitif soleil, soleil de ma déraison !
Pourtant, peu à peu, la voix imperceptible de l’étrange muezzin monte : le jeûne n’a que trop duré. C’est le Moment : l’heure de l’assemblée. Les hommes avec les Hommes, et les Femmes retirées dans la solitude de la case.
Elles prient et bénissent le Très-Haut, la journée a connu son lot d’amertumes, et la nuit semble si douce…
C’est l’heure des Hommes.
Le Moment est proche, la solitude s’effondre autour des flammèches qui raniment la bienveillance dans le cœur des Hommes de bonne volonté.
Rien n’a été fait pour rien. Les Enfants ont pendant la journée, préparé comme un sacerdoce non écrit les plus belles pages du Service : l’invitation au voyage s’annonce tout bas.
Aujourd’hui, comme hier et tous les autres jours passés. Aujourd’hui comme demain, sans bruit, dans le pur respect des choses de la vie.
Sous peu, aux pieds de leurs Aînés déjà partants, les Enfants redevenus alors les Maîtres dela Nuit , vont s’approprier de l’autre Eux qui est leur ; et dont aucun motif, aucun prétexte ne sauraient retarder l’échéance certaine.
On n’arrête pas impunément le temps qui passe.
Les Garçons deviendront Hommes, et les Fillettes, Femmes ; car c’est un commandement du monde... Et nul ne peut prédire la fin de ces temps !
À chacun son domaine, à chacun son devoir. Hélas ! La case n’est pas faite pour ce genre de présage qui sort du temps.
Le Rituel, impose un temple construit par des mains d’hommes, pour les Hommes et les jeunes Garçons qui deviendront l’axe impitoyable dela Case.
Le Pilier est une lente énumération de tous nos efforts à travers les âges, pour que demain soit une sorte d’Éternité proche et acceptable pour tous les Enfants.
Car, dans sa Passion, Kalpapen s’offrit en une sorte d’allégorie gémellaire.
Dans son élévation vers la terre, le jour naquit des ténèbres, et le jus de la canne s’est depuis lors mêlé au jus du kava [ii], pour que chaque soir à l’aube naissante, la confidence entre les deux mondes soit.
Et les deux mondes n’ont jamais pourtant été si proches.
L’homme qui arrivé au près de la fontaine de la sagesse se retourne et voit les siens à travers la jatte centenaire, a touché de ses âges les fruits de la haute sagesse.
Silence !
Pas de bruit, un bon feu de bois strie la nuit de mille étoiles, Ah
Monsieur Passa,
j'espère tout d'abord que vous allez bien vous et votre famille.
Nous nous sommes rencontrés il y a une dizaine d'années au Defap,lors de votre transit.
J'étais étudiante en art plastique,et je vous avais parlé de mes souhaits de venir me présenter comme professeur à lifou.
J'ai une licence d'art plastique,et j'ai enseigné plusieurs années en primaire,et je serai vivement interressée d'enseigner dans une école de nouvelle calédonie.
Mon premier statut est peintre et sculpteur,et mes créations en sculptures,que vous pouvez voir sur le site artmajeur.com/etalans,sont crées à partir de récupération de métal,ou pou d'autres,à partir de bois flottés,os plumes et végétaux.
Je prépare une exposition sur le théme REGARD ROUGE SURVIE VERTE ,qui retrace ma vision et mon point de vue sur le monde et l'environnement.
Je suis très engagée dans l'écologie,et j'espère à travers mon travail,réveiller les consciences,et faire avancer les motivations de chacun.
j'espère que vous aurez ce message,et que vous vous rappelerez de moi.
Je vous avais parlé de mon père pasteur à montbéliard,et de ma mère qui fut longtemps mobilisée au sein du DEFAP.
Dans l'attente de votre réponse,je vous adresse mes salutations.
Carole Barbier
J'aime ces scultures elles sont magnifiiiiiiiiiiiiiiic.
Merci encore à vous béa, merci de nous avoir permis de connaître le beau travail de ces artistes. Je suis aussi artiste musicien, du groupe Routsky. Le seul groupe de reggea de l'île. merci encore mille fois pour tous mes frères sculpteurs, oleti atraqat, nge cat palajê kö! jah bless