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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 09:22

 

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Je suis Béatrice Camallonga  issue d’une famille d’artistes, mon père peint et expose à la maison, ma mère est une cuisinière hors-paire, mon frère est photographe, ma sœur a étudié le stylisme et se passionne pour la photographie sous-marine, un de mes neveux crée de la musique électronique…Je dessine et illustre depuis l’enfance… A cinq ans, je dessine des maisons dans les arbres et ne cesse de faire des graphismes. Nous vivons à Versailles, ville des Lumières. Je grandis avec l’architecture 18ème et la beauté de la ville…. Paris est proche, j’aime aller le long de la Seine, découvrir l’oeuvre d’Ousmane Sow sur le Pont des arts ou voir Christo emballer le Pont neuf…je me suis nourrie d’installations et d’expositions durant des années…je serais autodidacte, je serais artiste fusionniste.

L’appel des îles est présent en moi, il est une obsession. Je lis le Clézio, il m’inspire une maîtrise en littérature, il m’inspire le voyage et la découverte des autres cultures. L’Espagne où je passe deux mois chaque année, me permet de rester en contact avec la nature, mais je sens que ce lien avec les éléments n’est pas suffisant. J’ai besoin de passer plus de temps en communion avec elle. Alors, en attendant je la peins dans ma petite cuisine. J’utilise la peinture à l’huile et le couteau. Lorsque je pars dans les îles grecques l’été, j’apporte mes aquarelles. C’est en Grèce que je rencontre le peintre Laurent Auer, surréaliste français de renom installé à Copenhague, au Danemark. Je commence mes allées et venues entre les deux pays, les deux cultures. J’apprends à utiliser les pigments avec Mr Auer, je réalise ma première oeuvre à la tempura, à l’œuf et aux pigments, une indienne au bâton…J’ai 26 ans.

A l’université, je rencontre Mr R, qui est métisse français-japonais. Il sera mon amant, et c’est avec lui que je commence à entrer dans la culture japonaise…

Je fais ma première exposition à Versailles, dans la galerie d’art « Lettres à Cassandre ». Puis j’enchaîne sur deux autres expositions à Versailles. La thématique de mes premières expositions est déjà teinté d’ailleurs. Je suis en quête de l’ailleurs.

Je crée à plusieurs un site internet, l’idée est de rassembler les auteurs de littérature que nous aimons, la tradition, et de mettre en valeur nos créations picturales et littéraires. Le site portera le nom des Anciens et des modernes.

A trente ans, je pars en Nouvelle-Calédonie et m’installe à Lifou. C’est là que je veux poser mes affaires et prendre le temps de redécouvrir la vie.

En arrivant sur l’île de Drehu, j’ai connu une autre terre, un autre temps, un autre espace. Ma palette de couleurs s’est diversifiée, le format de mes toiles s’est agrandi. L’abstraction figurative s’est présentée librement. Ma découverte du Pacifique fut la découverte de la culture kanak. Cette terre d’accueil m’a permis de me trouver en tant qu’artiste peintre et d’explorer sans cesse de nouvelles voies.

Aujourd’hui, j’ai laissé l’huile pour d’autres techniques, d’autres matières, j’en associe plusieurs : acrylique, pigments, encre, sable poudre d’or… Je me sers de divers outils comme le pinceau, le couteau, la pointe, les pochoirs. Je colle, je grave…

J’ai découvert le Japon grâce à cet ami rencontré quelques années plus tôt, un premier voyage en hiver, Tokyo, Kyoto… Puis un second, puis un troisième. Je vibre pour ce Pays du Soleil Levant, il m’inspire de nombreuses toiles, et une nouvelle manière de présenter mon travail. Aujourd’hui, je ne peins plus sur châssis, je peins sur une toile libre que je présente sous forme de tenture japonaise (noren ou kakemono)

A mon arrivée, je peins des paysages, puis des aquatiques, puis des tableaux sur l’air et le feu. Les quatre éléments sont devenus une évidence. Je commence à exposer en tribu, en compagnie de sculpteurs kanak, puis de peintres kanak et européens. Je crée le collectif Art Fusion à Lifou. Nous exposons ensemble à la médiathèque et chez moi à Jozip. Je crée mon propre  blog nommé « Fusionnisme ». Il est une galerie virtuelle de mon travail, et présente également les œuvres de mes amis artistes.

Je multiplie les expositions sur l’île. Je ressens alors le  besoin de montrer mon travail à Nouméa. J’expose donc pour la première fois dans la galerie Reservoart en 2009. Mon exposition s’intitule « Fusion ». Ce travail est suivi d’une exposition collective sur le destin commun, j’expose la toile « Fusion ». Je contribue avec cette œuvre à la publication « Le destin commun », aux Editions Réservoart. En 2010, je suis sélectionnée pour Ko Neva, deux de mes œuvres sont exposées au Centre Culturel Jean-Marie Tjibaou. Cette même année, je m’initie au flamenco à Grenade. Ce séjour de plusieurs mois est très enrichissant, je rencontre beaucoup et apprend à maîtriser mon corps, à m’exprimer par le corps. En rentrant sur Lifou, je crée des tentures andalouses. En 2011, je présente l’exposition « Entre ciel et terre » à l’hôtel du Drehu sur Lifou. Un autre voyage au Japon m’inspirera une exposition présentée en 2012 à la galerie Lec Lec Tic de Nouméa : « L’âme des pays ». Le Japon y tient une place de prédilection avec les œuvres suivantes : « Ballade shintoïste », « Ballade nocturne shintoïste », « L’allée secrète aux rideaux de bambous », « Fushimi, l’allée secrète aux rideaux de toris », « Esprits de Kyoto », « Esprits de Kyoto2 ». Je participe à une exposition collective au Centre d’art de Nouméa : « Dé-paysement ». Notre association culturelle Umahmana (la maison du banian) voit le jour à Lifou. Nous la créons à plusieurs mains. Nous organisons des expositions, des rencontres culturelles, des conférences et mettons en place le premier Cyber tribu de l’île. J’en suis la présidente. En 2013, je suis sélectionnée par la Pacific Island Society, Programm Next Generation 2014, je représente la Nouvelle-Calédonie, en tant qu’artiste. L’année suivante, j’expose « Esprits d’ici et d’ailleurs » en tribu à Inagöj, puis à Nouméa à la galerie Lec lec Tic de l’Anse Vata. Toujours cette même année, Je soumets un projet d’installation Kanako japonaise pour obtenir une résidence d’artiste à la villa de Kyoto.

En 2015,  je présente la première exposition interactive et collaborative avec la sculptrice sur métal Aka à la galerie Arte Bello de Nouméa. Elle se nomme « 1+1=3 ».  A la recherche d’une nouvelle énergie créatrice, Aka et moi-même avons choisi de fusionner pour proposer aux visiteurs des œuvres individuelles et communes  alliant lumière, matières, volumes, musique et nouvelles technologies interactives. Je poursuis ma quête picturale au travers de tentures musicales et de mes « Ipadraws », dessins photograpiques stylisés, réalisés avec un Ipad et un stylus. Ce nouveau concept interactif invite le visiteur à vibrer aux rythmes éclectiques, à voyager dans l’univers émotionnel de l’artiste.

En 2016 ont lieu les sorties des livres "Itinérances et Ipadraws" chez L'Harmattan, Camallonga Béatrice / Savoie, Hélène et "Xetiwan", conte bilingue pour enfants en collaboration avec Waej Juni Génin.

2017: Exposition "Musikinspiration" à la galerie Arty Unlimited à Nouméa

 

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Published by Béatrice Camallonga Béatrice Camallonga - dans artiste
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